Camping-cars poids lourds
PERMIS B
VALABLE
JUSQU'A 4,25 T
Le camping-car 4,25 tonnes pourrait bientôt être conduit avec le permis B.
Quelles conséquences pour le stationnement et l’accueil par les collectivités ?
La conduite des véhicules jusque 4,25 tonnes avec le permis B pourrait provoquer des évolutions dans les stratégies d’accueil : Accueillir ces véhicules comme des touristes… ou les gérer comme des poids lourds ?
CAMPING-CAR 4,25 TONNES : TOUJOURS UN POIDS LOURD
Même s’ils pourront être conduits avec un permis B, les camping-cars de 3,5 à 4,25 tonnes sont et resteront des poids lourds.
Alors comment leur accueil sera considéré ?
– Comme des touristes à fort pouvoir d’achat
– ou bien comme des poids lourds fort gênants
LA DIRECTIVE EUROPEENE FACILITATRICE
La directive (UE) 2025/2205 ouvre la possibilité aux États membres d’autoriser la conduite des camping-cars jusqu’à 4,25 tonnes avec le permis B afin d’accompagner l’évolution technique des véhicules, notamment leur électrification.
Les états membres ont jusqu’au 26 novembre 2029 pour appliquer cette directive.
Une avancée pour les équipages et les constructeurs souvent confrontés à la prise de poids des véhicules liée au confort, à la sécurité et aux futures motorisations.
UN CHOIX STRATEGIQUE POUR LES COLLECTIVITES
Les Etats membre ont jusque le 26 novembre 2029 pour mettre cette directive en application.
Quant aux collectivités et les communes en particulier, elles pourront adopter plusieurs stratégies :
- Une logique touristique pour créer ou adapter des sites d’accueil capables de recevoir cette nouvelle génération de véhicules habitables tout en répondant aux attentes des équipages
- Une logique poids lourd : au-delà de 3,5 tonnes, le camping-car est et restera poids lourd. Une simple limitation de stationnement des véhicules de plus de 3,5 tonnes suffira à l’orienter vers les lieux fréquentés par les poids lourds
- La logique « au fil de l’eau », « wait and see »… Ne rien changer immédiatement et laisser les difficultés apparaître progressivement, au risque de multiplier les situations conflictuelles sur les territoires les plus fréquentés